Interprétations
Il y a un jeu étrange sur ce qu'on envisage et ce qu'on ne veut pas envisager, sur ce qu'on accepte d'envisager soi-même tout en redoutant que les autres ne l'envisagent pas, sur ce qui est envisagé par les uns à une époque et par les autres seulement à une autre période, sur ce qui paraît réel aux uns et fictif aux autres, sur ce qui deviendra réel étant fictif, fictif en ayant été cru réel
Un déconstructeur contemporain :
Carlo Rovelli, éminent physicien théoricien et acteur majeur de la science contemporaine, est l'un des inventeurs de la gravitation quantique à boucles. Il devrait être banal, presque inintéressant, de lire que l'enseignement des sciences a quelque chose de subversif, qu'il est avant tout un apprentissage de l'esprit critique et de la capacité à remettre en cause, que la science n'a pas l'exclusive de l'intelligence et que le développement de la rationalité n'a de sens que s'il est pensé en contrepoint de celui des arts et des lettres. Il devrait être lassant d'entendre une nouvelle plaidoirie en faveur d'un enseignement de la physique distancié de toute forme de dogme, ouvert à la contradiction, sensible aux périodes troubles, empreint de magie et, osons le mot, de beauté.
Ces positions, défendues ouvertement par un professeur d'université, membre de l'Institut, sont pourtant, de fait, assez exceptionnelles et, à plus d'un titre, réconfortantes. Bien qu'allant évidemment d'elles-mêmes pour quiconque ayant un tant soi peu réfléchi à la question, force est de constater qu'elles viennent très à propos faire litière de la pratique dominante et presque institutionnalisée de l'enseignement primaire, secondaire et supérieur.
Penser, rétrospectivement, la genèse d'une science dans un contexte sociologique, politique et philosophique, tisser des liens entre les concepts scientifiques et les ruptures esthétiques sont de ces idées apparemment élémentaires qui, pourtant, demeurent en pratique superbement ignorées. C'est une incitation à repenser les enjeux de la science et de son enseignement dans un être-au-monde libéré des cloisons disciplinaires et des corporatismes sociétaux. "
Une nouvelle hypothèse de localisation pour le Mont Sinaï de l'Exode
Résumé : Dans le massif du Messak, en plein Sahara, on constate l'existence d'éléments qui apportent les explications les plus complètes, que l'on ait jamais pu réunir par ailleurs, pour rendre plus cohérentes et plus compréhensibles les diverses narrations rattachées aux anciens Hébreux et notamment les écrits concernant la Genèse et l'Exode (cf. Torah, Ancien Testament). Les observations conduites sur une zone précise du massif du Messak, au cours de nombreux voyages d'études, dégagent un surprenant faisceau de recoupements avec des données littéraires anciennes -tout en reconnaissant qu'il restera difficile de passer du domaine des possibilités à celui des faits prouvés-. La zone concernée du massif du Messak (sud-ouest de la Libye), comporte un ensemble d'éléments qui présentent une série de "concordances" avec certains textes de l'Antiquité. Ceci offre la possibilité d'une nouvelle lecture, notamment pour certains passages de l'Exode qui restent l'objet de larges débats. Ces constats peuvent contribuer à faire connaître de "hauts lieux" jusqu'alors insoupçonnés (et où des recherches complémentaires sont à conduire). En effet, le plateau du Messak, au relief très particulier, est d'une exceptionnelle richesse en oeuvres rupestres de très haut niveau sur le plan symbolique. Au cours des temps de la proto histoire, la découverte de ces lieux a très probablement produit de fortes impressions sur des groupes de pasteurs nomades la tradition orale retransmettra ces souvenirs anciens, devenus légendes, et puis, ces récits mythiques supporteront diverses influences au cours des siècles ... Le sable de la désertification du Sahara a effacé des quantités de traces anciennes, encore ignorées de nos livres d'histoire !
Hasards ou concordances ?
Il existe de nombreuses possibilités de liens entre des textes anciens et des oeuvres gravées de ce plateau " où soufflait l'esprit " (comme l'écrivait Alfred Muzzolini). Le nombre et la qualité de ces occurrences renforcent la probabilité de l'existence d'une relation entre des éléments locaux du Messak et des fonds légendaires repris dans la tradition orale, puis plus tard dans des écrits. Un épisode remarquable est l'objet d'une narration initiale qui génère ensuite des récits répétitifs. Ceux-ci évoluent vers des mythes, présents de tout temps et de partout dans les "histoires" des peuples. Il est avancé l'idée que des échanges culturels ont pu exister, dans la haute antiquité, avec des régions maintenant désertiques et qui ne sont généralement pas inscrites dans les approches traditionnelles des archéologues de l'Egypte et du Moyen-Orient et des historiens des religions. En ce qui concerne plus précisément l'éventualité de passages, au Fezzan, de nomades ayant comporté des tribus apparentées au peuple des Hébreux, il reste à faire d'autres recherches archéologiques et d'autres analyses entre les textes et les divers attendus pouvant découler de cette hypothèse ; hypothèse nouvelle ... et quelque peu surprenante pour beaucoup, il faut en convenir. Cependant si nous nous référons à de nombreuses autres séquences de l'histoire, on constate, à posteriori, que bien des choses qui paraissaient auparavant évidentes se sont avérées en fait assez peu exactes ! On découvre, dans cette montagne du Messak, les explications les plus complètes que l'on ait jamais pu réunir par ailleurs, pour rendre plus cohérentes et plus compréhensibles les diverses narrations de l'Exode : l'état des lieux dégage un faisceau de recoupements avec les données littéraires. Tout en admettant qu'il restera difficile de passer du domaine des possibilités à celui des faits prouvés. Quoi qu'il en soit, initiateur probable du récit du Sinaï ou exceptionnel fruit du hasard rassemblant des concordances, ce sommet particulier du Messak, aurait plus que sa place parmi les montagnes magiques qui ont, de tout temps et de partout dans le monde, capté l'attention des hommes. A noter qu'il devient urgent de faire reconnaître les potentialités historiques de cette montagne avant que l'exploitation de cette zone par les "pétroliers" détruise à jamais ces vestiges uniques du Grand Sahara d'avant notre époque.

Hiver 2007/2008
Pour
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Référence bibliographique :
Gérard Jacquet - 1999 - L'Arche du Déluge, Messak :
le messager du désert- éditions Vivrance (épuisé).
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